BOBINETTES ET AUTRES CHEVILLETTES

Le Visorion serait-il en passe d’accéder à un début de notoriété ? (Remarquez, i srait temps, paske si je ne répugne pas à l’idée de travailler pour un cercle restreint de connaisseurs, amoureux des jolies choses, si le cercle en question ne s’accroit pas rapidement un tout petit peu je vais en être réduit à ne plus travailler que pour moi…) Toujours est-il qu’une des clefs de la notoriété, outre le fait de s’efforcer de faire du bon boulot, c’est bien qu’il y ait un max de gens pour parler de vous. Surtout si ces gens savent justement bien de quoi ils parlent.

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Or justement, je suis bien content (et rudement fier) de pouvoir vous annoncer que la Grammaire de Ramus fait l’objet de deux pages du numéro de septembre-octobre d’Art et métiers du livre, dans le cadre de leur bien connue fiche technique. Que souhaiter de mieux quand on est éditeur artisan débutant ? Mais je tiens quand même à rappeler qu’il y a un truc que je ne fais pas moi-même dans les bouquins du Visorion, c’est la dorure (encore qu’en l’occurrence il vaudrait mieux appeler ça la blanchure ou la noirçure…). Ça c’est Corinne Pâquet, à Ambert, qui s’en charge. Et franchement, j’aime mieux que ce soit elle que moi !

Sinon, pour la suite, j’avais prévu de rester dans le même style et de faire suivre le Ramus par les Remarques sur la langue françoise de Vaugelas. Elles restent au programme. Mais je vais commencer par me (nous ?) faire un petit plaisir avec les Histoires et contes du temps passé, avec des moralitez. Les Contes de Perrault, quoi.

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Ça fait un moment que j’y pensais mais, si je me sais capable de reproduire tant bien que mal une lettrine ou une frise en bois de fil, je n’étais pas sûr de pouvoir me sortir d’un cuivre, même si ce n’est pas du Dürer (tant s’en faut…). Mais si ! Finalement j’y arrive, même si on touche un peu aux limites de mes talents. Et donc, puisqu’il y aura moyen d’avoir les illustres, le texte ne posera pas de problème particulier et je pourrai vous proposer de redécouvrir Perrault dans sa version originale. Et notez que jusqu’à présent ce n’était pas donné à tout le monde puisqu’il ne doit guère en rester qu’une quinzaine d’exemplaires existants et que le dernier qui s’est vendu est parti il y a quelques années à… 133 000 euros !

ptichap moral

J’aurai l’occasion d’y revenir en détail. Mais sachez d’ores et déjà qu’il s’agit d’un in-12 de 15 cm sur 8,5 cm (pas bien grand, donc), qu’on sent bien destiné à être vraiment lu par des enfants, avec sa compo dans un (relativement) gros corps et des grands fonds et marges de pied bien larges pour qu’ils puissent le manier sans saloper le texte, même avec leurs petits doigts pleins de confiture. Et puis il y a les moralitez. Et des moralités pareilles, jvais vous dire, madame, monsieur, bin, on n’en écrit plus…